Ronin36O

01 avril 2020

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Sakura

SAKURA (/ ) est le cerisier ornemental japonais mais désigne aussi ses fleurs

Le SAKURA a toujours été un symbole de beauté éphémère au Japon et est étroitement associé aux SAMURAI et aux BUSHI du Moyen Age féodal. La vie était considérée comme belle et courte, un peu comme une fleur de cerisier. 
Le SAKURA était un véritable symbole qui a toujours servi à motiver le peuple japonais. Les fameux pilotes KAMIKAZE le peignaient sur les flancs de leur avion avant de partir pour une mission suicide, en tant que symbole de beauté et de nature éphémère. Le gouvernement encourageait les Japonais à croire que l’âme des soldats morts au combat se réincarnait en fleurs de cerisier.

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27 mars 2020

Hagakure

Il existe ce qu’on appelle « l’attitude pendant l’orage ». Quand on est pris sous une averse soudaine, on peut, soit courir le plus vite possible, soit s’élancer pour s’abriter sous les avancées des toits des maisons qui bordent le chemin. De toute façon, on sera mouillé.
Si on se préparait auparavant mentalement, à l’idée d’être trempé, on serait en fin de compte fort peu contrarié à l’arrivée de la pluie.
On peut appliquer ce principe avec profit dans toutes les situations.

Hagakure

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Livre Audio L'Art De La Guerre Sun Tzu Français

L’Art de la guerre (chinois simplifié : 孙子兵法 ; chinois traditionnel : 孫子兵法 ; pinyin : Sūn Zǐ bīngfǎ ; littéralement : « Méthodes militaires de Maître Sun ») est un court traité de stratégie militaire chinois, datant de la période des Printemps et Automnes (chinois simplifié : 春秋时代 ; chinois traditionnel : 春秋時代 ; pinyin : Chūnqiū Shídài). Attribué au stratège Sun Zi (chinois simplifié : 孙子 ; chinois traditionnel : 孫子 ; pinyin : Sūn Zǐ, littéralement : « Maître Sun » ; souvent appelé « Sun Tzu » en Occident), le texte s’articule autour de 13 chapitres consacrés à l’analyse rationnelle des différentes dimensions de la guerre et qui dégagent les principes de la poursuite intelligente d’une guerre victorieuse : fondée sur une stratégie indirecte, toute d’économie, de ruse, de connaissance de l’adversaire, d’action psychologique, destinée à ne laisser au choc que le rôle de coup de grâce asséné à un ennemi désemparé.

La conception implicite de la guerre, telle qu’envisagée par Sun Zi, s’inscrit dans un monde où celle–ci se pratique au sein d’une même société, la Chine impériale, avec des buts limités et dans le cadre de règles généralement acceptées, avant les invasions barbares qui détermineront la stratégie défensive de la Chine derrière sa Grande muraille.

Premier des classiques militaires chinois dans la renommée et peut–être pour la date de composition, L’Art de la guerre est l’élément fondamental d’un riche corpus de réflexion stratégique compilé en 1078, à l’instigation de l’empereur Shenzong de la dynastie Song (chinois simplifié : 宋神宗 ; pinyin : Sòng Shénzōng ; littéralement : « Ancêtre spirituel des Song »), sous le titre des Sept classiques de l’art militaire (chinois simplifié : 武經七書 ; chinois traditionnel : 武经七书 ; pinyin : Wǔjīng qī shū).

L’Art de la guerre a exercé une influence considérable sur les traditions militaires chinoises et japonaises, et il est toujours enseigné en Chine, à Taïwan et dans l’ensemble des écoles militaires du monde sinisé ; il constitue le fondement de la pensée stratégique contemporaine en Asie.

L’œuvre est traduite en 1772 par le père jésuite français Joseph-Marie Amiot et connaît un grand succès avant de tomber dans l’oubli. La traduction en anglais par Lionel Giles en 1910, puis la victoire de Mao Zedong (chinois simplifié : 毛泽东 ; chinois traditionnel : 毛澤東 ; pinyin : Máo Zédōng) en 1949, ramènent l’attention sur ce manuel de stratégie indirecte. L’Art de la guerre devient un canon de la pensée stratégique occidentale, à son tour profondément influencée par ce traité qui analyse, avec une avance considérable, la guerre comme une affaire d’importance vitale pour les États, pouvant en tant que telle se prêter à une analyse rigoureuse et dont la paix dicte le sens.

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25 mars 2020

Tout est dans rien (et réciproquement...)

 

- Vous peignez, Maître ? J'ignorais que vous vous intéressiez aussi à la peinture
- Ah, c'est toi ! Quelle heure est-il donc ? Bon, sang, je n'ai pas vu le temps passer... Il y a plus de trois heures que je suis face à ce tableau.
L'élève n'était pas dupe. Si le maître avait oublié l'heure de la leçon, c'est qu'il avait volontairement oublié. Il se pencha pour voir la toile.
- Mais il n'y a pas de tableau, Maître. La toile est blanche !
- Bien observé, fit le maître en souriant. Assieds-toi, je t'explique. Que vois-tu sur cette toile blanche?
- En vérité, rien.
- Fais donc un effort ! Cette toile est parfaitement vide, n'est-ce pas ?
- Oui, en effet.
- Et tu n'y vois rien ?
- Rien !
- Et bien, dans ce vide, il y a absolument tout. Extraordinaire, tu ne trouves pas ? dit le Maître visiblement très satisfait de l'effet provoqué sur son élève.

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L'élève, une fois de plus, se retrouva déstabilisé. Il tenta néanmoins d'entrer dans le jeu du vieil homme.
- Cela est sûrement extraordinaire, mais peut-être qu'une petite explication m'aiderait...
- Que sais-tu de la lumière blanche ?
- Et bien, j'ai appris à l'école que la lumière blanche est en réalité la somme de toutes les couleurs; on peut le prouver en la décomposant à l'aide d'un prisme.
- Exact. Et pareillement à la lumière blanche qui contient la palette complète des couleurs, cette toile, blanche elle aussi, contient tout. Toutes les couleurs, mais aussi tous les possibles sont là, invisibles aux yeux, mais bien présents, juste derrière le voile... Et que sais-tu du silence, mon garçon ?
- Le silence ? Pas grand-chose, je l'avoue.
- Dans le silence, si tu écoutes bien, tu entendras toutes les musiques de la création. Mieux: absolument tous les sons peuplent le silence. Écoute-le bien, et tu entendras les voix de ceux qui nous ont précédés sur cette terre et de tous ceux qui nous suivront, tu y entendras le bruit que fit le monde en se créant, le son des sources et des cascades, les chants d'oiseaux, les pleurs des nouveaux-nés, le tonnerre des canons, les soupirs des agonisants du monde entier et que sais-je encore. Le silence est la somme de tous les sons possibles, des plus effrayants aux plus harmonieux.

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- Je vois... enfin, j'entends... je veux dire, je saisis... j'essaie.
- Vraiment ? Comprends bien que dans le vide, il y a virtuellement tout ce qui peut exister et qui attend simplement d'être exprimé. Ne soyons pas orgueilleux; nous autres humains ne créons rien, n'inventons rien, nous ne sommes que des instruments, que des relais par lesquels la vie appelle à la vie. Cette toile vide contient tout ! Tout y est, il n'y manque rien.
- Difficile à comprendre !
- Lorsque les mots veulent être exprimés, je prends un crayon et une feuille et j'écris. Si je sais me mettre à leur service et ne pas m'interposer, ils vont finir par s'agencer et former des phrases.
Lorsque les sons le souhaitent, je prends un instrument, je les laisse venir à travers moi. Si je suis capable de m'oublier, de ne pas faire intervenir mes petites envies personnelles, ils vont former des accords d'une pure beauté.
Cela s'appelle de la musique... De même, lorsque le mouvement veut être exprimé, je pratique un " Kata"... Les couleurs, les sons, les mouvements ne sont qu'expression de la vie qui se magnifeste à travers eux. Ils ne sont par la réalité, tu comprends ?
- Je n'en suis pas sûr ! dit l'élève. Intellectuellement, je comprends, mais je ne suis pas certain de... comment dire ?... de bien saisir, de...
- D'incorporer, peut-être. Est-ce là le verbe que tu cherchais ?
- Oui, exactement, d'incorporer tout cela. Vous êtes aussi en train de me dire que je suis pas réel, c'est ça ?
- Oui et non. Il est en effet très difficile d'admettre que nous ne sommes qu'une illusion, d'autant plus que, simultanément, nous sommes et nous sommes pas ! En tant qu'être humain, sous cette forme actuelle, tu es absolument unique. Tu n'as jamais été et ne seras jamais plus ainsi. Tu es, ici et maintenant, bien réel, mais en même temps, tu es une illusion. Complexe, en effet...
- Je crois qu'il faudra que j'y réfléchisse beaucoup.
- Surtout pas, malheureux ! la réflexion ne te mènerait qu'à la folie.

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Contente toi d'observer une toile blanche, contente toi d'écouter le silence.
Lorsque tu pratiques ton art, mets-toi à son service complètement, intégralement, laisse les mouvements prendre vie et pratique sans conscience et sans but.
Oublie-toi, demeure sans attaches tout en restant vigilant, voilà le secret ! Oh, regarde donc ce papillon...
Quelle couleur est-il ?
- Incontestablement rouge, répondit l'élève.
- Oui, tu dis qu'il est rouge et pourtant tu sais parfaitement que s'il t'apparait de cette couleur, c'est justement parce que le rouge est la longueur d'onde qu'il n'absorbe pas, alors qu'il accepte toutes les autres.
Il est donc tout, sauf rouge ! Prends garde, avant d'affirmer ! Revenons à cette toile et réponds-moi : que contient-elle ?
- Il y a là tous les traits, tous les dessins possibles ; il suffirait de prendre un crayon et...
- Prends donc un pinceau et trace un trait je te prie. L'élève s'exécuta et barra la toile d'une flèche noire.  

- Et maintenant, mon garçon, l'ensemble de tous les traits possibles
est-il encore là ?
- Et bien, je dirais qu'à l'exception de celui-ci, ils sont encore tous là !
- Tu veux dire que, simultanément, ce trait est présent, mais absent,
c'est ça ?
- En quelque sorte oui.
- Encore une petite question, Lorsque tu sortiras de cette maison pour rentrer chez toi, vas-tu t'éloigner ou au contraire te rapprocher de moi ?
- M'éloigner évidemment.
- Réfléchis avant de répondre ! Si tu marches tout droit devant toi, pendant des jours et des jours, sans jamais t'arrêter, que se passera-t-il ?
- Je ferait le tour de la terre et...

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- Et ?
- Je me retrouverai ici. Bon sang, je crois avoir compris ! Plus je m'éloigne de vous et plus, simultanément, je me rapproche de vous...
C'est ça ?
- Continue, continue !
- En étant très proches de vous, je suis en même temps très loin. Et inversement. Donc si je me déplace, je ne bouge pas ! La distance, elle aussi est une illusion.
- Belle démonstration, mon garçon, Je suis fier de toi. Je suis sûr qu'un jour tu parviendras à embrasser les contraires.
- Oh là, s'exclama l'élève, arrêter, Maître ! je deviens fou. Vous allez réussir à me faire douter de tout. Un papillon rouge n'est pas rouge, un trait est apparu en même temps qu'il disparaissait... Je m'éloigne d'un point en me rapprochant... Je commence à avoir le vertige !
- Ne t'inquiète pas ! Comme le répétait mon propre Maître, au début les montagnes sont des montagnes et les rivières des rivières. Puis les montagnes ne sont plus des montagnes et les rivières ne sont plus des rivières. A la fin, les montagnes sont à nouveau des montagnes et les rivières sont à nouveau des rivières.

 

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Extrait du livre: Le Guerrier du Troisième Millénaires (Bertrand FREYMOND) Budo Éditions.

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